Champagne

 

Le printemps est là et l’envie de coincer la bulle plus forte que jamais. Nous allons voir que ce n’est pas toujours simple. Si le champagne est synonyme de jouissance, les préliminaires ne sont pas une partie de plaisir !

 

Généralités:
La spécificité du vin de Champagne est due au fait que les vignes poussent sur des bancs de craie. Cette roche alluvionnaire est fragmentée ce qui favorise l’absorption de l’eau l’hiver. Sa porosité fait que l’eau de la nappe phréatique remonte par capillarité pendant les périodes sèches. En outre (à vin), elle est d’une cohérence faible, caractéristique qui facilite grandement le creusement de caves.
Si sept cépages sont utilisés pour l’AOC Champagne, le Pinot noir, le Chardonnay et le Pinot Meunier représentent à eux trois 99 % de l’encépagement répartis en parts à peu près égales.
Élaboré dès le Moyen-Age, le vin de Champagne est d’abord consommé non pétillant, sa mise en bouteille étant effectuée après la prise d’alcool.
A partir du XVIIe, il est exporté en tonneaux. L’Angleterre vient de mettre au point des bouteilles résistantes à la pression. A l’intérieur de celles-ci, la fermentation naturelle continue et provoque une effervescence très prisée des Anglais. Ils ajoutent du sucre de canne issu de leurs colonies ce qui amplifie la prise de mousse. Et oui, on peut dire que c’est grâce aux Anglais que la mode champenoise est née.
Au XVIIIe, le vin pétillant acquiert une renommée mondiale malgré les difficultés inhérentes à la maîtrise de l’effervescence. (De nombreuses bouteilles explosaient.) En 1821, la légende de Dom Pérignon fut créée afin de ramener sur les terres champenoise l’origine du champagne. Il semblerait que ce dernier était davantage à l’origine des assemblages des crus plutôt qu’inventeur de l’effervescence du vin champenois. Grace à ses travaux, le vin de Chaampagne acquière une qualité qui assoit sa réputation.

 

1861, patatras ! Venu des Etats-Unis, un puceron s’attaque goulûment aux racines de nos cépages. Le phylloxéra détruit rapidement les vignes malgré les tentatives de traitement. L’injection le sulfure de carbone au pied des ceps à l’aide de pal d’injection s’avère totalement inefficace.

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Le mildiou fait également partie du paquet cadeau. Il est combattu avec plus de succès grâce à la pulvérisation de sulfate de cuivre à l’aide de… sulfateuses.

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Le sauvetage viendra de l’usage des greffes. En effet, les racines des vignes américaines cicatrisent rapidement et la plante survit à l’agression du phylloxera. Les vignes champenoises seraient donc américaines ? Pas de panique ! Si le porte-greffe est bien d’origine outre-Atlantique, le greffon qui produira les grappes est bien de cheu nous ! Les bourgeons produits par le porte greffe sont systématiquement éliminés !

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A l’aide de l’impressionnante collection rassemblée au fil des ans par Monsieur Caillet à Faverolles et Coëmy, nous allons passer en revue les étapes de l’élaboration du précieux breuvage au cours du début du XIXe siècle.

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Le ramassage est toujours entièrement et obligatoirement manuel, seules les grappes arrivées à maturité sont récoltées. La forme des hottes varie en fonction des époques. Chaque porteur transporte entre 3 et 4 tonnes de raisin par jour.

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Les grappes sont ensuite pressées rapidement afin d’éviter que les peaux macèrent dans le jus ce qui colorerait ce dernier. Cette opération s’effectue en deux fois : 1ere pression = cuvée, 2eme pression après brassage du marc = taille.
Les jus récoltés sont stockés séparément. Leurs propriétés différentes interviendront dans l’assemblage.
Actuellement, 4000 kgs de raisins doivent produire 2552 litres de jus et pas un de plus, on ne rigole pas avec ça, AOC oblige.

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Le moût est ensuite mis en cuve (belon) où se produira la première fermentation qui transformera le sucre en alcool.
Afin de clarifier le jus, on procède au collage qui consiste à introduire des protéines qui en se coagulant vont emprisonner les particules en suspension. La lie se dépose au fond de la cuve par gravitation.

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Après environ un mois, le jus clair est tiré à l’aide d’une pompe pour séparer celui-ci du dépôt situé en fond de cuve. Le vin obtenu non effervescent est qualifié de tranquille.

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L’assemblage.
Voici venir le moment où l’artiste prend le pas sur le chimiste. Nous abordons ici une autre spécificité du vin de Champagne où l’homme fait preuve de créativité et de savoir: l’étape magique de l’assemblage. Effectué par le maître de cave, l’assemblage est la recherche d’une harmonie en mariant les cépages, cuvées et années de récolte. Cela consiste à marier différent vins tranquilles afin d’obtenir un caractère homogène au fil des ans qui caractérisera la marque de l’exploitation. Certaines années exceptionnelles, l’assemblage est effectué uniquement avec la récolte de l’année. Dans ce cas, le champagne est millésimé.(Et cher!)

assemblage_champagnePhoto empruntée sur ce site.

 

Le tirage
Au printemps, le vin est mis en bouteilles. A l’aide d’une doseuse, sont ajoutés 24 grammes de sucres par litre ainsi que des levures. Ces dernières dégraderont le sucre en alcool et dégageront du gaz carbonique responsable des fameuses bulles.
C’est la deuxième fermentation.

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Les bouteilles sont fermées à l’aide d’un bouchon maintenu par une agrafe ou plus tard d’une capsule.
Au cours de cette étape, la pression à l’intérieur des bouteilles monte à six kg au cm 2.

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La prise de mousse
Pendant 15 mois minimum, les bouteilles sont entreposées à une température de 10-12 degrés. Afin que le vin soit au contact du dépôt, les bouteilles sont couchées sur lattes.
Il faut ensuite enlever le dépôt formé par les levures mortes.
Le remuage
Les bouteilles sont disposées inclinées sur des pupitres le goulot dirigé vers le bas. Pendant quatre à cinq semaines, les bouteilles sont journellement pivotées d’un huitième de tour et régulièrement relevées afin d’amener le dépôt contre la capsule. Cette opération est très progressive afin que les particules fines en suspensions puissent s’agglomérer avec le dépôt plus lourd. Le coup de poignet nécessaire demande du savoir faire, la rotation devant s’accompagner d’une légère secousse pour décoller la lie de la paroi de la bouteille. Un bon remueur pouvait manutentionner plus de 70 000 bouteilles par jour. Ils devaient être redoutables au baby foot !

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Le dégorgement
Cette opération consiste à retirer le dépôt qui s’est déposé dans le goulot de la bouteille. L’opération n’est pas simple. La pression à l’intérieur de la bouteille est, je vous le rappelle, de six bar. Il faut déboucher la bouteille, le goulot incliné vers le bas, et la relever rapidement dès que la pression éjecte le dépôt en laissant échapper le moins de vin possible. Le bouchon et le liquide évacués sont réceptionnés dans un récipient appelé guérite souvent bricolé à partir d’un tonnelet.

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L’opération est spectaculaire !


Origine de la vidéo.

 

La perte de volume est compensée par l’ajout d’une liqueur souvent à base de sucre de canne. Suivant le dosage, on obtient un vin considéré de doux (50gr/l) à extra brut (>7gr/l.)

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Il ne reste plus que le bouchage.
Là aussi, ce n’est pas simple. Toutes les étapes nécessaires à l’élaboration du précieux liquide s’effectuent dans des bouteilles de 0,75 litres ou magnum (1.5 l.). Les contenances différentes ne manquent pas, allant du 8eme de litre (maintenant inusité) jusqu’au Melchisedech (30l.), voire plus. Seules les bouteilles de 0.75cl. et magnums vieillissent en cave. Les autres formats sont transvasés à la demande avant la vente.

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Pour résister à la pression, les bouchons étaient ficelés. Nous voyons ici un cheval de bois dont le levier décuplait la force à exercer sur les nœuds.

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Avant la mise en bouteille, le bouchon est cylindrique. La partie destinée à rester à l’extérieure du goulot est composée d’un liège moins compact. La partie insérée dans le goulot est écrasée par la machine à embouteiller ce qui lui donne cette forme particulière de champignon.
Afin de résister à la pression, petit à petit, le fil de fer remplace la ficelle et nous arrivons au muselet torsadé avec sa capsule recherchée par les placomusophiles.

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Appareil à museler un Nabuchodonosor.

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Je ne sais pas pour vous, mais moi cet article commence à me donner soif !
Le champagne se déguste à une température de 8-10 degrés.
Pour la faire prout-prout, sachez que le champagne se verse en tenant la bouteille avec le pouce dans le cul et les autres doigts en dessous.

A ce propos, à l’origine, le cul des bouteilles est creux pour faciliter le travail des souffleurs de verre qui avaient du mal à réaliser des fonds parfaitement plats. Cette concavité, appelée piqûre, possède également l’avantage d’abaisser le centre de gravité de la bouteille et d’assurer ainsi une meilleure stabilité.
Reste la dernière interrogation existentielle, à savoir coupe ou flûte ? La coupe a eu son heure de gloire quand la forme de ce verre a été, nous dit-on, moulée sur le sein de Marie Antoinette. (Si c’est le cas, la reine devait avoir de bien menu). La coupe présente surtout le grand inconvénient d’offrir une grande surface de contact entre l’air et le vin ce qui provoque une rapide déperdition des bulles. Après toute la peine que le vigneron s’est donnée pour les obtenir, c’est un comble. Donc disons flûte au téton de l’étêtée et préférons le verre tulipe qui concentre le bouquet tout en dévoilant la progression des bulles!

Ah oui, ces fameuses petites bulles ! On les doit à la nucléation hétérogène. (C’est le genre de phrase qui vous pose un article !)
Le torchon qu’on utilise pour essuyer le verre dépose de minuscules fibres de cellulose. Citons cet article qui explique le phénomène :
D’où viennent les bulles du champagne ?
Ces fibres sont initialement creuses, et emprisonnent donc une petite poche d’air. Lorsque le champagne entoure la fibre, le gaz carbonique est attiré par la poche d’air et y pénètre en la faisant grossir.
Pour preuve, regardez, dans la bouteille, pas de petites bulles qui montent à la surface.

Il ne nous reste plus qu’à passer aux travaux pratiques en trinquant avec ou sans modération !

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Pour retrouver tous ces beaux objets:
La ferme de Flancourt.

Vidéoothèque virtuelle:
Explications sur les petites bulles:


C’est pas sorcier:


Rocailles sacralisées

 

Depuis les temps les plus reculés les grottes, considérées plus ou moins consciemment comme un symbole utérin, ont été fréquemment associées au mysticisme. Les croyances modernes n’ont pas manqué de perpétuer cette tradition et les exemples ne manquent pas quel que soit le contexte géographique par exemple: l’étable de Bethléem située dans une cavité, la caverne de Hira où Mahomet reçut le premier verset du Coran, les grottes des mille Bouddhas de Bezeklik, etc. En France, les grottes baptisées de noms de saintes sont légion sans parler du millier de fac-similé de la grotte de Lourdes.
Nous ne parlerons pas ici des célèbres grottes préhistoriques ornées, mais beaucoup plus modestement de petits sites contemporains à portée de mes sabots qui, par leurs aménagements, ont un caractère disons, insolite.

La géologie n’est pas toujours propice aux formations de cavité karstique. Qu’importe ! Si la foi soulève des montagnes, elle peut bien créer des cavernes.
Je vous propose de commencer par la rencontre, en plein milieu des bois, d’un édifice ô combien étonnant juché au point culminant d’une grande propriété !

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Cet imposant Christ (dit du Sacré-Cœur) d’environ trois mètres de haut est campé sur un faux rocher fabriqué en mâchefer enduit de stuc.
L’édification de ce site en 1875 fut peut-être influencée par la réaction catholique à la commune de Paris*. Il fait immanquablement penser au jardin des Buttes Chaumont avec son imitation, très prisée à cette époque, d’une nature exubérante. (style « rocaille » impulsé par l’invention du ciment Portland.)
* 1875 pose de la première pierre de la Basilique du Sacré-Cœur à Montmartre.

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Bien que les années passant, la patine et la végétation lui confèrent une allure un peu plus naturelle, la rencontre de cet édifice au détour d’un chemin est plus qu’intrigante !
Le côté insolite ne s’arrête pas là, en effet la structure est creuse formant ainsi une grotte pour le moins improbable.

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La cavité a été aménagée en lieu de culte où l’on distingue encore les emplacements de l’autel et du tabernacle. L’environnement est décoré de faux stalactites d’un romantisme très kitsch destinés à renforcer « l’effet grotte ».

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A l’extérieur, un chemin en colimaçon élève le pèlerin jusqu’au pied de la statue.

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Frotter le gros orteil est censé favoriser une maternité proche. (Légende de Saint Greluchon). L’absence de rouille sur ce doigt de pied nickelé montre que le rite païen perdure alors que la procession catholique n’a plus lieu depuis des lustres.
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Autre lieu, autre cavité.
Dans la région de Rambouillet, si l’environnement sableux Stampien n’est pas une zone calcaire propice à la formation de grotte, la solifluxion du sable sous la dalle de grès peut dégager des surplombs qui peuvent s’apparenter à des grottes. Nous allons visiter une de ces cavités où le phénomène a été accentué artificiellement afin de dégager une caverne aux dimensions respectables grâce à un important travail d’excavation.
Dès l’entrée, la volonté de sublimer l’endroit est omniprésente.
Un agencement de pierres maçonnées ouvre sur deux boyaux mystérieux.

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L’intérieur n’a rien à lui envier. Une fois dans les lieux, des cloisons ajourées partagent l’espace dans une ambiance pour le moins étonnante.

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Manifestement, un tel effort d’aménagement souterrain a été dicté par une volonté d’abriter un lieu de culte comme le montrent ces arcatures à claire-voie décorées de croix latines.

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Saillant du mur, une langue de grès a été laissée en place pour former une sorte de table (autel ?) soutenue par une maçonnerie en voûte.
On peut y lire quelques graffitis. Parmi eux, probablement, un patronyme d’un soldat américain, le choix de la date correspondant à la libération du village. Cela tend à prouver que cette cavité jouissait d’une certaine renommée à l’époque, ce qui n’est manifestement plus le cas.

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Voci un autre endroit où le surplomb formé par la platière de grès a été mis à profit. Ici, l’adret est aménagé de manière spectaculaire à l’aide de terrasses et escaliers.

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Partant du talweg, ce cheminement qui louvoie entre les affleurements rocheux, atteint le sommet de la pente où se trouvait une chapelle abritée par la dalle de grès. Ce n’est manifestement pas pour bénéficier d’une économie de main d’œuvre quand on constate les moyens employés pour exploiter la pente en espaliers. Bien que l’aspect souterrain soit ici davantage suggéré que spectaculaire, l’endroit s’appelle néanmoins : Les grottes de …*

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Changeons de secteur, mais pas de région. En voulant montrer à un ami un ancien tunnel creusé par les carriers, quelle ne fut pas ma surprise en constatant que depuis ma dernière visite, le lieu avait été aménagé, là aussi, en lieu de culte. Comme quoi, si le goût pour le style rocaille est passé de mode, l’association grotte-religion est toujours bien ancrée dans les traditions.

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Nous allons conclure ces petites observations où le sacré « estampille » des anfractuosités par le massif de Fontainebleau. Ses rochers, aux formes tourmentées, contiennent souvent des géodes aux dimensions variables qui peuvent être apparentés à des cavités. Celles-ci sont parfois ornées de gravure linéaires majoritairement abstraites qui font couler beaucoup d’encre chez les amateurs de paranormal.
Plus sérieusement, les archéologues s’interrogent sur la (ou les) intentions des civilisations qui ont laissé ces nombreuses gravures toujours associées à des alvéoles plus ou moins prononcées.
Contrairement au cas précédemment visités, cette volonté de « sacraliser » des cavités prend ici un aspect beaucoup plus confidentiel. Il n’est pas rare d’être obligé de ramper pour les observer.

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Si on peut comprendre que les grottes dégagent une atmosphère mystérieuse par la modification de notre perception habituelle de l’environnement, ce n’est pas le cas pour ce modeste rocher que rien ne distingue de ses voisins si ce n’est une modeste encoignure.

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Une profusion (21) de croix latines sont gravées sur les parois de cette petite enfonçure. Pourquoi ce rocher et pas un autre ? Mystère !

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Les tailles et formes différentes tendent à montrer qu’elles ont été gravées par différentes « mains » attestant un rite inscrit dans la durée. On peut noter le jambage vertical de la lettre L transformée en croix .

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*J’ai pu visiter ces lieux fragiles grâce à l’amabilité des propriétaires. Compte tenu de leur fragilité , il est inutile de me demander où ils se cachent.

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collection Jean-Michel Chesné.fr

 

Soufflantes à Decazeville

En 1826, dans une petite vallée de l’Aveyron commençait une aventure qui allait aboutir à un grand centre sidérurgique . Très succinctement, voici en guise de préambule un petit résumé de l’épopée:
Au début du XIXè siècle, la fonte du minerai de fer se fait à l’aide de charbon de bois. Les Anglais, confrontés à une grande pénurie de bois, commencèrent à utiliser le charbon de terre en épurant celui-ci par grillage. (Coke). Profitant des innovations anglaises, le duc Decazes, épaulé par l’ingénieur Cabrol, a mis à profit la proximité des mines de fer et de charbon du bassin Nord Aveyronnais. Il implante des hauts fourneaux, forges etc. L’essor de ce complexe sidérurgique fut à l’origine de la création d’une ville qui fut baptisée … Decazeville. Un siècle plus tard, la ville comportait 15000 habitants.
Les deux conflits mondiaux ont permis de maintenir l’activité marquée par des conflits sociaux violents. A partir des années 1950 le déclin définitif commence.

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1987, la dernière coulée de fonte était produite . Avec l’arrêt des fumées, du bruit et de la fureur des ouvriers, la vallée du Lot retrouve un calme amer au prix d’une diminution régulière de la population. (6000 habitants au dernier recensement).

 

Que reste-t-il de l’héritage de cette épopée sidérurgique ? Rien !
Une comparaison aérienne entre 1947 et aujourd’hui montre que l’on a fait table rase du passé industriel.

1947IGN2014IGNAllez, vous vous doutez bien que Baguenaudes vous a déniché quelque chose. Regardez bien en bas à droite, dans le cercle rouge, un bâtiment est toujours debout.

 

soufflantes (2)Ce bâtiment en triste état et fortement menacé par l’aménagement du site semble bien anodin, pourtant, il contient un témoignage de l’aventure industrielle de Decazeville. A l’intérieur, on peut découvrir les derniers exemplaires en Europe de soufflantes Corliss.
Késako ?
En gros, les soufflantes étaient des machines chargées de pulser de l’air pour activer la combustion dans les hauts-fourneaux. Des bouffadous en quelque sorte comme on dit avec l’accent régional.
Mues par une machine à vapeur, les soufflantes compriment l’air, un peu comme une pompe à vélo, pour l’envoyer dans de gros réservoirs. A l’intérieur de ces derniers (Cowpers), l’air est chauffé grâce à l’apport des gaz de combustion des hauts fourneaux (CO). Cet air chaud est injecté ensuite dans le haut fourneau pour attiser la combustion.

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Bien entendu, c’est beaucoup plus complexe que cela et je n’ai pas les compétences pour vous détailler le processus.
Gardons notre souffle et revenons… à nos soufflantes.
Si dans l’industrie, on connait une évolution vers le mini, le micro, et maintenant le nano, au début XXe siècle, les machines affichaient leurs puissances avec ostentation. Ici, souffler n’est pas jouer !

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Le personnage n’est pas là pour faire le charlot mais pour donner une idée des dimensions de ces volants d’inertie.
Cela ne vous rappelle rien ?

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Voici donc quelques vues de ces anciens « temps modernes ». Bien qu’il ait rendu son dernier souffle, cet assemblage de bielles et pistons énormes dégage avec leurs habillages de rouille un esthétisme digne de sculptures modernes. Ne mérite-t-il pas de passer de statut de déchet industriel à celui de monument témoin?

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Au cœur du dispositif, la machine à vapeur de type Corliss qui entraîne la bielle du volant d’inertie et les pistons du compresseur.

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Le régulateur qui assure le débit constant de la vapeur.

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A l’opposé du volant, se trouve le compresseur.

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Admission d’air pour le compresseur ?

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Chose étonnante, vous pourrez constater que ce bâtiment industriel était dallé d’un joli carrelage.

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Quelques détails pris au hasard.

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Ci-dessous, les biellettes du tiroir d’admission ?

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En 1912, le dispositif est renforcé par l’apport d’une turbo soufflante Sauter-Harlé d’une capacité supérieure aux deux Corliss. Ces dernières resteront néanmoins actives pour parer à une éventuelle panne de la turbo soufflante. Il est impératif que le cycle de fonctionnement du haut fourneau ne soit jamais interrompu sous peine de détériorations très importantes.

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Après l’examen du cœur, des poumons et des membres de cette belle machine, passons au sous-sol pour découvrir les entrailles. Elles sont parcourues de tuyaux et conduites qui distribuent les fluides. (eau, vapeur, air)

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A partir de 1939, il ne reste qu’un haut fourneau en activité et nos belles soufflantes de type Corliss ne sont plus utilisées qu’en dépannage.

 

Un plan très succinct pour tenter d’expliquer le principe.Plan1

Steam_engine_in_action Illustration Wikipédia

 

Association de Sauvegarde du Patrimoine Industriel du Bassin de Decazeville se bat pour que le bâtiment soit conservé et rénové, mais l’ avenir n’est pas encore assuré, la ville ne donnant pas l’impression de revendiquer et mettre en valeur son passé industriel. Heureusement un chevalement  a été sauvé par l’ASPIBD, pourvu qu’il en soit de même pour ces soufflantes exceptionnelles.

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ASPIBD

 

Bonne année ?

 

L’année dernière, plein d’optimisme, je vous ai souhaité une excellente année 2015 tout en me gaussant des aruspices pessimistes qui farfouillent en continu les entrailles de nos médias.. Las, je dois bien avouer que je me suis bien fourvoyé. Les fées, marchant sur des voeux nous ont rapidement concocté une année bien pourrie pour ne pas dire une année de m…de. Le Grand Duduche s’en est allé alors que le Duce renait de ses cendres et il est bien difficile d’imaginer l’avenir en rose.
Néanmoins, Baguenaudes continuera d’essayer de vous faire partager quelques visites d’endroits qui me paraissent insolites, décalés ou simplement jolis, histoire de mettre un peu le quotidien entre parenthèses.

Alors, pour 2016, je ne serai pas trop gourmand: Mesdames les fées, s’il-vous-plait, faites-vous plus légères !

 

Ce petit oisillon est trop mignon pour se transformer en oiseau de mauvais augure.

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Allez, souhaitons que le fumier de 2015 fertilise un nouvel an prolifique en bulles de Champagne et cultivons les bons moments quand ils se présentent. N’hésitons pas entre le verre à moitié vide ou à moitié plein, vidons le !

 

Cheminée Géodésique

Décidément, on en trouve des choses bizarres en forêt !

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La rencontre de cette imposante cheminée située en pleine forêt de Fontainebleau a de quoi étonner. En effet, aucune trace de vestige industriel à proximité ne vient justifier sa présence. Renseignements pris, nous apprenons que nous sommes en présence d’une cheminée géodésique. Allons bon, comme dirait Dario Moreno :

A partir des années 1750, Cassini entreprend de cartographier la France.
Il dessine la première carte homogène grâce à une triangulation s’appuyant sur des points dont les coordonnées sont connus .
Les points culminants, tours, clochers ont servi de repères visuels pour les visées.
Fin XIXe, début XXe, le climat géopolitique est plus que tendu et l’état-major a besoin de cartes les plus précises possibles. Pour compléter le maillage des points Cassini , des cheminées ont été érigées, principalement vers le Nord-Est, région où les relations avec les voisins sont pour le moins empreintes de méfiances.
Pourquoi des cheminées ? Deux raisons: la hauteur, ainsi que leurs sommets effilés, présentent des repères précis visible de loin.
Deuxièmement, pour être le plus précis possible, l’instrument de visée (théodolite ou mire) doit être placé à l’aplomb du point géodésique connu. Qui dit aplomb, dit fil à plomb. Pour que celui-ci ne soit pas perturbé par les courants d’air, ont donc été érigées ces cheminées. Le géomètre , grâce à un échafaudage en bois monte au sommet de la cheminée, place son fil à plomb pile poil à l’aplomb du repère au sol. Une fois la verticale établie, il aligne son théodolite au dessus pour effectuer la visée, ou une mire qui sera la cible d’une visée provenant d’un autre point géodésique.

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Près du sommet on peut voir le reste de la structure métallique qui donnait accès au sommet de la tour.

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Cela devait ressembler à ceci:
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Le pied de la cheminée est pourvu d’ouvertures qui permettent de vérifier l’aplomb du fil.

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Au sol, le point géodésique est ici matérialisé par une pastille en bronze de la taille d’une pièce de monnaie.

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Au dessus, l’intérieur de la cheminée est impressionnant. Je ne connais pas la hauteur de cette tour mais cela doit dépasser les 20 mètres.

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Au pied de cette cheminée on peut voir également un point de nivellement qui, renseignements pris, nous indique que nous sommes à une altitude de 146.313 mètres au dessus du niveau de la mer.

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J’entends bien le petit malin qui chuchote dans mon dos: à marée basse ou marée haute ? A cela, je rétorque que le point  étalon 0 a été calculé sur une moyenne des observations effectuées au marégraphe de Marseille du 1er février 1885 au 1er janvier 1897. NGF/IGN69. (France métropolitaine sauf Corse). Chaque pays possède son propre point 0 et pour compliquer la chose, les GPS utilisent un autre référencement (WGS84). Heureusement, ils savent s’adapter pour nous indiquer une altitude correspondant à nos cartes.

 

Revenons à nos cheminées. Celle-ci est beaucoup plus petite. Peut être est-ce dû à sa situation sur le point le plus élevé du Sud de la Seine et Marne (Rumont) dans un secteur où la végétation qui dépasse rarement la hauteur d’un épi de blé ne risque pas d’entraver la visibilité lointaine du repaire.

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Elle a été restaurée en 2000. La matrice cylindrique qui matérialisait le point au sol n’est plus en place. Le fait qu’elle était en cuivre n’y est sans doute pas pour rien.

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Autre plaine, autre cheminée. La suivante, haute de 9,15m., placée sur le point culminant du plateau de Champcueil, se voit également de loin. Son édification en béton la rend moins esthétique, mais bon ce n’est pas le but non plus !
Sa silhouette a été étêtée par une tempête tant et si bien qu’elle nous salue maintenant sans son chapeau de pierre dont on trouve des vestiges à son pied. Pied qui a également perdu la fenêtre de contrôle de l’aplomb du fil celle-ci étant vraisemblablement enfouie sous la terre.

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On peut noter que le bloc à proximité est pourvu d’un repère géodésique.

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La dernière que nous visitons ne fait plus partie du maillage IGN. Elle est pourtant bien jolie, toute de briques vêtue. On la trouve, abandonnée sur une butte au milieu d’un bois bien touffu. Ce jour-là, à La Grande Paroisse, Phébus m’a fait faux bond aussi les photos manquent un peu de peps.

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Le parement en brique d’une de ses arêtes a subi la visite de la foudre.

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Les nombreuses toiles d’araignées qui tapissent l’intérieur de l’édifice n’ont pas été dérangées depuis belle lurette par un fil à plomb.

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Au sol, une pierre indique l’ancien repère sous la forme d’un petit trou foré où le poids du fil à plomb doit venir se loger.

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De l’extérieur, on retrouve les lumières permettant de visualiser la position du fil.

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La recherche de ces cheminées peut faire un motif de promenades agréables dans la nature, mais n’y laissez pas vos souliers fin Décembre, il y a peu de chances que le Père Noël les visite.

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Vous trouverez la liste des cheminées géodésiques avec leurs emplacements !hand-cursor .
!hand-cursorvous en verrez un grand nombre photographiées. Bien qu’ayant toutes le même usage, on peut constater une grande disparité concernant leurs formes.
Concernant les repères géodésiques, je vous invite à visiter le site de’l’ami Jeanpoule !hand-cursor
C’est pas sorcier la cartographie !hand-cursor

Toitures à la Philibert

 

En Lozère et Aveyron, le profil des toitures de certaines bâtisses ne manque pas d’attirer le regard. On ne peut s’empêcher de songer à une carène de bateau inversée.

Toitures Philibert (3)

 

Pourtant, la tradition maritime de ces départements est loin d’être évidente !
Traditionnellement ces charpentes sont qualifiées de charpente à la Philibert Delorme.
On doit à cet architecte (1510-1570) de nombreuses réalisations dont le château d’Anet.
Sa  participation éventuelle au bâti rural qui nous intéresse concerne une invention qui permet de réaliser des charpentes à moindre coup. En effet, celles-ci comportent une succession d’arbalétriers formés par des planches courtes et cintrées assemblées par des chevilles et dont les joints sont alternés. Ces arbalétriers supportent les voliges où sont accrochées ou clouées les ardoises.Toitures Philibert (2)
Les arbalétriers sont reliés entre eux par des liernes fixées par des clefs.gallicaDocuments Gallica.
Il devient beaucoup plus facile de remplacer un élément défectueux et il n’est nul besoin d’employer du bois « noble » ce qui répond à la pénurie de bois de charpente dont souffrait l’époque. Outre la diminution des frais, ces structures offrent le gros avantage de libérer l’espace utilisable des combles.
Il ne reste plus de charpente conçue par Delorme mais sa méthode a rencontré un grand succès et on peut considérer que Delorme est en quelque sorte l’inventeur du lamellé collé.
Pour autant, est-il à l’origine de nos toitures rencontrées sur les berges du Lot ? Rien ne le prouve.
Ces édifices ont bien une similitude avec les charpentes « Philibert » mais sont dépourvues des liernes qui relient les arbalétriers cintrés. La plupart des constructions recensées datent de la fin du XVIIIe début XIXe et sont assez concentrées géographiquement ce qui peut amener à penser qu’il s’agit là plutôt de l’influence d’un compagnon charpentier qui a fait école. La plupart des photos qui suivent ont été prises dans les environs de Saint Côme. Il est à noter que souvent ces charpentes sont en peuplier, bois qui peut se cintrer facilement et qui pousse près des rivières.

 

Alors, Philibert, pas Philibert, carène de bateau ? Qu’importe, naviguons sur  les vagues des monts  aveyronnais à la recherche de quelques toitures aux rondeurs esthétiques parées de lauzes en écailles de poisson.

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Toitures Philibert (7)
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Toitures Philibert (9)

 

Coiffant de simples granges, ces charpentes permettent également des toitures plus complexes.

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Le grand volume que déployait cette grange a été réaménagé de façon contemporaine.

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A Saint Come, la petite chapelle des pénitents possède aussi une toiture dite à la Philibert.

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Pour notre plaisir, la charpente est visible de l’intérieur.

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Détail des arbalétriers formés de trois rangées de planches chevillées entre elles et dont les bouts sont jointés en alternance.

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Avant de quitter les lieux, afin d’éviter le torticolis, tournez aussi votre regard vers le sol, celui-ci comporte de belles dalles funéraires.

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La technique décrite par Philibert Delorme. .hand-cursor .

 

 

Vestiges miniers à Carmaux

 

Un soleil de plomb domine ce paysage tarnais. Il règne un grand calme, la chaleur semble même étouffer les sons, mais ce ne fut pas toujours le cas .

carmaux (12)Cette impressionnante cuvette n’a rien de naturel ! Plus d’un kilomètre de diamètre pour une profondeur de 300 mètres, c’est le résultat de ce qui est encore à ce jour, la plus importante excavation houillère d’Europe.

En 1752, l’exploitation industrielle et souterraine du charbon commence sous l’impulsion du marquis de Solages.
Fin XIXe, la mine emploie plus de 2000 personnes. Des grèves sévères ont lieu. Jean Jaurès est élu député de Carmaux en 1895. La ville devient un symbole du socialisme.
En 1945, les mines sont nationalisées.
A partir des années 1950, la concurrence du pétrole entame une période de déclin irréversible.
En 1980 F. Mitterrand s’engage à soutenir l’activité minière sur le site.
Suite à des mouvements de grève, une tentative d’exploitation à ciel ouvert est lancée pour tenter de sauver la filière. L’aventure de durera qu’une dizaine d’année.
1985 : début de l’exploitation à découvert.
1987 : fermeture du dernier puits.
1997 Fin de l’exploitation du charbon.
La réhabilitation du site se fait non sans mal en transformant celui-ci en un parc familial de loisirs et d’aventure.
Voici un petit aperçu de l’évolution du site.

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Place aux images.
Moi qui suis toujours à la recherche des témoignages de l’ activité des fouisseurs de terrain et qui m’ ébaubis à la vue d’un reste de berline perdue dans la forêt de Fontainebleau, moi qui trouve que la rouille n’est pas dénuée de poésie et pas que grâce  aux possibilités de rimes qu’elle offre, ici, je suis comblé !
Sur les gradins qui flanquent le cratère sont exposés quelques monstres responsables de l’excavation. La taille de ces petites usines ambulantes est on ne peut plus spectaculaire !
Une pelle LIEBHER qui accuse 160 tonnes sur la bascule.carmaux (10)
Ce dumper possède des roues d’un diamètre de deux mètres.carmaux (9)carmaux (11)

 

Cette excavatrice aux chenilles surdimensionnées semble sortie d’un décor de Stars war !
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Elle alimentait un tapis roulant amovible.

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Le paysage ne pouvait pas lutter face à de tels engins et on comprend rapidement qu’une dizaine d’années suffirent à modifier complètement sa physionomie.

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Ces grosses bébêtes sont conçues pour faire des trous, mais en 1985, leurs puissances fut employées à un autre usage :


 

Nous allons voir maintenant que si la force industrielle de ses engins est colossale, la puissance destructive de la bêtise humaine n’a rien à lui envier.
Une fois extrait, le charbon doit être débarrassé de ses impuretés. Au Tronquié, une usine de lavage est installée. Depuis sa fermeture aux alentours de fin 1990 elle est la proie de visiteurs malveillants dont l’acharnement laisse pantois.
carmaux (20)Tout est tagué, cassé, brulé, au grand découragement du propriétaire actuel. Certes, le photographe y trouvera toujours un intérêt puisque cet imposant édifice à la structure ajourée réserve malgré tout des possibilités photogéniques mais quel gâchis !
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Une double rampe d’accès  amenait le charbon aux lavoirs.

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Voici ce qui reste des sanitaires ! Quelle constance dans la destruction.

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Ainsi finit le patrimoine industriel…
Ce site, pollué et dangereux, est à éviter. Heureusement, on peut se consoler à Cagnac les mines. Le musée de la mine, que l’on doit à l’initiative d’anciens mineurs soucieux de conserver un témoignage de ce qui fut la richesse de Carmaux, nous replonge dans les conditions de travail de l’époque.
Par exemple, on peut voir à gauche des piliers hydrauliques, au milieu le convoyeur blindé et à droite la haveuse à tambour.

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Mineurs, maîtres du barreau

 

Spécialistes de Droit Pénal, veuillez bien m’innocenter pour ce titre équivoque puisque c’est le barreau d’échelle qui est le prétexte de cet article.
Le sujet peut vous paraître bien mince, mais vous allez voir qu’on peut développer.

Bien que depuis fort longtemps en Europe la remontée du minerai ne s’effectue plus à dos d’homme, au cours des pérégrinations minières, parmi les vestiges de l’activité que l’on rencontre le plus souvent, se trouvent les échelles métalliques ou ce qu’ il en reste. (Celles en bois ont, pour la plupart, fini rongées par les mérules.)

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Comme les trémies à qui elles sont souvent associées pour leur maintenance, elles sont porteuses d’espoir de zones à découvrir pour l’explorateur. Qu’y a-t-il au bout du dernier échelon ? D’interminables galeries encombrées de berlines ou seulement, comme bien souvent, une petite chambre d’exploitation ?

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Ces échelons sont bien tentants, mais hélas, suivant le milieu, ils ont bien du mal à résister aux attaques conjuguées de l’humidité et du temps. Ce barreau par exemple est âgé d’une cinquantaine d’années et son état n’incite pas vraiment à faire confiance aux échelles du secteur.

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On peut bien sûr utiliser cette technique pour tenter d’atteindre l’éventuel nirvana qui se cache en haut de ce bure.

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Mais il est plus rationnel et prudent d’employer les méthodes de progression sur corde.

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Ces échelles, longues en moyenne de 2,50 à 3 mètres, sont parfois mises bout à bout de façon audacieuse. J’en ai vu reliées uniquement par du fil de fer. Cela n’arrêtait pas les mineurs qui empruntaient des sections parfois d’une grande hauteur.

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On imagine facilement le danger et la fatigue que procurait l’exercice.
Si à la moitié du 19e on était bien conscient de cet état de fait, ce n’est pas pour cela que les enfants en étaient dispensés.
Document de 1864 à lire

 

Quand la hauteur des puits rendait l’emploi des échelles impossible, le personnel était véhiculé dans des cuffats, sorte de tonneau suspendu à un câble ou une corde.

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Cuffat(1)

http://crassier.double.monsite-orange.fr/

 

La possibilité de rupture du câble et les chutes de pierres rendaient ce moyen très périlleux. Du fait du tressage de la corde ou du câble, il était impossible d’éviter le mouvement de rotation du cuffat, car celui-ci n’était pas guidé dans le puits. L’entretien de ce moyen de transport était onéreux et d’un faible rendement à cause de sa lenteur. De plus, le transport du personnel impliquait une interruption de la remontée du minerai.

 

L’échelle mobile.
Pour obvier à ces inconvénients, un ingénieux système d’échelle dite oscillante a été créé. L’échelle, reliée à une machinerie, effectue un mouvement vertical de va-et-vient. Le mineur passe alternativement de l’échelle à des paliers fixes disposés au long de la cheminée.
Ce système permet ainsi de monter ou descendre sans effort.
Plutôt qu’une longue explication laborieuse, voici une illustration du principe:echelle-mobile

 

Inventée par H. Sarton en 1776, cette méthode n’a d’abord pas attiré l’attention, mais refit son apparition dans les années 1840 en Allemagne (Fahrkunst) et Cornouailles (man-engine).Dans le système mis en place dans la mine de Hartz, ce sont deux tiges munies de paliers qui oscillent verticalement. Le mineur passe de l’une à l’autre. Par sécurité, une échelle fixe est située entre les deux tiges mobiles.
Plan

 

En 1845 M. Warocqué en Belgique perfectionne le principe et met le système en application à la mine Mariemont. Des verticalités de plusieurs centaines de mètres ont pu être équipées.

Description avec plans.

 

L’amélioration de l’aménagement des puits avec notamment l’usage de cages guidées sonna l’abandon progressif de ces échelles mobiles.
Une démonstration au Bergwerksmuseum Grube Samson :

Jules Verne, dans son roman peu connu les Indes noires, mentionne le système des échelles oscillantes. (Page 72).
Si l’exploitation des vieilles mines vous intéresse, je vous invite à parcourir ce livre où il a puisé son inspiration. Vous pourrez y lire la description des échelles oscillantes à partir de la page 245. De plus, les illustrations de Jules Ferat sont d’un romantisme magnifique.

Vous pouvez également consulter  les conditions de travail des mineurs à la moitié du XIXe.

Et tout ça à partir d’un barreau d’échelle rouillé !

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Année 2015

 

Ça y est, enfin les journées rallongent.
Tradition oblige, bonheur, santé et richesses sont souhaités, sincèrement à ceux qu’on aime et poliment aux autres.
C’est également la période où l’on prend les nombreuses bonnes résolutions qui ne dureront, comme tous les ans, que le temps des décorations des sapins de Noel.
Les aruspices médiatiques nous avaient prévu un gasoil à 2 euros, un siècle pour remplir les nappes phréatiques etc…
Symbole de notre époque formidable, même ce pauvre père Noel devrait voir l’accès à nos petits souliers obturé clic! Tant va la cruche… allo ! Non mais allo quoi !

Ne nous emberlucoquons pas avec les brimborions de ces oiseaux de mauvais augure et rassérénons nous en traquant les bons moments qui ne manqueront pas de s’offrir à nous tout au long de l’année.

Normalement, les vœux sont formulés sur une belle carte illustrée de sapins enneigés, hélas, dans ma campagne, les flocons, point n’ont chu aussi, on se débrouille avec ce que l’on a !
Cela n’enlève rien à la sincérité du message !

 

La rune mystérieuse

Nous savons  que le massif gréseux de Fontainebleau et alentours recèle de nombreuses gravures rupestres. Le comité rédactionnel de Baguenaudes participe activement au recensement des sites "ornés". Un faisceau de présomptions attribue ces gravures  à une période mésolithique, mais la grande variété de styles rencontrés  ne manque pas de soulever pour certains, soit des interrogations, soit des certitudes parfois poétiques ou pires, bien farfelues !

Nous allons zoomer sur une de ces gravures qui génère des piccotements cervico-occipitaux.
Dans un lieu proche d’une ancienne carrière de grès, on connaissait à deux endroits différents, la présence d' un glyphe mystérieux en forme de ("chandelier")  fort différent du style de gravures habituellement rencontrées dans le massif.
 

Inutile de me demander l'emplacement , le propriétaire de ces lieux  apprécie la tranquilité. 

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L’interrogation concernant ces gravures particulières a grandi quand on s’aperçut qu’une publication datant de 1975 du groupe archéologique Total faisait mention de 6 représentations de ce glyphe, et cela de manière fort détaillée.

Mandaté par Baguenaudes, l’inspecteur Gadjo ne pouvait manquer d’aller à la recherche de ces 4 autres chandeliers afin de comparer l'observation de 1975 avec la situation actuelle. 
Voici le relevé du groupe Total datant de 1975. (Les signes ont une hauteur comprise entre 10 et 20 centimètres.)

 

Fig 1 Pour enquêter, le fin limier a dû échanger sa loupe contre une brosse car retrouver la première gravure ne fut pas une mince affaire. Les rochers moussus sont légion dans le coin et il a fallu débarrasser plusieurs parois de leurs couvertures végétales afin de retrouver le premier indice qui n'était que partiellement recouvert en 1975.

     

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La fig 2 lui a posé beaucoup moins de problèmes. C' est sans conteste celle qui se trouve sur le front de taille de l’ancienne carrière de grès. La gravure est soignée. Si ses dimensions sont respectables (25 cm de hauteur), la finesse du trait fait qu’en fonction de l’éclairage, cette figure n’est pas toujours très visible, mais le célèbre détective ouvre l’œilHooo, c'est beau !. La position de ce "chandelier" montre un souci de marquer le lieu de manière ostensible. C'est d'ailleurs la gravure la plus connue.

    

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La fig. 3 est également connue  car située sous la lèvre supérieure d’un abri qui possède un quadrillage et quelques sillons typiques. Elle est de taille plus petite (12 cm)  et sa position dictée par la nature de la roche en surplomb  fait qu’elle est plus discrète. Il n'y a pas de différences notables avec l'observation du Groupe Total.

    

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La fig. 4 quant à elle, était complétement recouverte  par la mousse. Elle est plus modeste (hauteur 10cm) mais gravée avec soin. Elle  est située au dessus  de l’entrée d’une belle géode très richement décorée de gravures typiques au massif bellifontain.

    

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La fig. 5, Cette gravure n’a pu être observée sur place mais au Musée archéologique de Nemours,sans doute déplacée à des fins de  préservation. Elle se trouvait sur un petit bloc devant l'entrée de la géode précédente. Il peut s'agir du réemploi d'une ancienne pierre de bornage. 
Le relevé de son tracé fin  dénote plusieurs hésitations.


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La fig. 6, est atypique puisque peinte. Size au fond d'une géode richement décorée de gravures rupestres "classiques", elle est décrite comme écaillée en 1975. L'inspecteur a dû reprendre sa loupe car il ne reste pratiquement rien des pigments et sa présence passait complètement inaperçue.
 

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Bon, c'est bien joli tout ça, mais quoi faire de ces 6 indices en "chandelier" ? S'interroge l'inspecteur.
– On ne peut pas dire qu'ils nous éclairent beaucoup! S'exclame l'inspecteur qui sait faire preuve d'humour même dans les situations les plus complexes.

Tous ces glyphes ont pour point commun de pointer des rochers où on trouve des cavités.

Et puis d'abord, sont-ce bien des chandeliers ?
Fort de son expérience, il consulte moult alphabets de divers horizons sans succés mais il se souvient du Voyage au centre de la Terre de Jules Verne.
Les héros trouvent le passage en déchiffrant un texte écrit en runes islandaises par un certain Arne Saknussemm .
Voici la reproduction de la signature parue dans l'édition originale:
 



Surprise ! La dernière rune ressemble curieusement à notre chandelier. (C’est la première rune du message Hooo, c'est beau ! à décrypter dans le roman car en plus le texte est écrit à l'envers.)
L’équivalence proposée par Jules Verne est un double M.

A partir du milieu du 19ème siècle, parallèlement au progrès scientifique, un fort engouement pour le surnaturel s’est développé. (Photos truquées d’esprits, séance de spiritisme, etc.). Les runes ont fait partie de cette mode. Rappelons le sinistre emploi par les nazis d’une rune double pour symboliser les SS.

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Depuis 1975, l'évolution du recouvrement vêgetale ainsi que la dégradation des pigments du signe peint donnent à penser que la réalisation de ces glyphes remonte à la fin du 19ème ou à la première moitié du 20ème siècle.
Petit rappel, le roman de Jules Verne fut publié en 1864.
Que conclure ?
1/ Nous avons donc dans le roman une entrée secrète vers le monde souterrain mais il faut décrypter des « signes » pour trouver le chemin.
2/ Sur le terrain, nous avons des cavités estampillées par des glyphes gravés ou peints dont la signification peuvent signaler un « double M »
De là à penser qu’une certaine Madame Michu et un monsieur Michalon, ayant lu le roman, ont voulu immortaliser leurs ébats en apposant leurs initiales sous forme de rune il n’y a qu’un pas que le célèbre inspecteur se gardera bien de franchir.

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Plus prosaïquement, Baguenaudes en conclut que la comparaison avec les observations de 1975 peut donner une fourchette un peu plus précise de l'ancienneté toute relative de ces gravures particulières, qu'une ou plusieurs personnes ont voulu marquer certains lieux remarquables et qu’elles ont peut être utilisé la représentation d’une rune islandaise pour cela. Tout autres interprétations pour le moment ne seront que …littérature.
Concernant ces gravures, vous trouverez un article bien plus sérieux et détaillé écrit conjointement avec L.Valois dans le bulletin du GERSAR.

 

Les gravures rupestres sont un témoignage fragile des temps anciens. Respectons les.
Vous voulez décrypter le code employé par Jules Verne?

C'est ici.

Vous pouvez maintenant traduire ce message laissé par Mme Michu et Mr Michalon:
"rscuu etsag psena uedeB"
Qui sera le premier à trouver ?
PS: Vous remarquerez que je vous ai épargné un jeu de mots avec pétroglyphe!