Chouette! Je vais pouvoir profiter de sa paralysie pour faire des photos en prenant mon temps. Las, aussitôt remis du bon coté, l’ingrat (oui, c’est un mâle) s’est carapaté vite fait, ne m’autorisant comme souvenir que cette photo.

Petite tête, abdomen énorme, la bestiole est assez bizarre Son cycle de vie l’est encore plus et vaut qu’on s’y attarde.
La femelle pond des milliers d’œufs en petits tas séparés d’où naissent au printemps des larves appelées triongulins. Ceux-ci grimpent sur des fleurs. Ils affectionnent particulièrement les ficaires sans doute pour leur précocité printanière.
Là, ça se complique. Ils attendent l’arrivée d’une abeille qui ne tardera pas à venir faire ses emplettes. Les petits malins s’accrochent à la butineuse qui, à l’insu de son plein gré, les transporte jusqu’au nid. Tout le monde descend et choisit un œuf qui servira à la fois de radeau pour ne pas s’engluer dans le miel et de garde-manger. Quand l’œuf est consommé, ils s’attaquent au pollen et nectar.
Résumons ! La mère fait des petits un peu partout et ne s’en occupe pas. Elle compte pour cela qu’une maman d’une autre espèce le fasse. La progéniture, après avoir squatté un magasin joue les « Tanguy » en boulottant les réserves de la nouvelle famille tout en boulotant quelques rejetons de la famille d’accueil au passage.
Belle mentalité! J’en connais qui défileraient dans la rue pour moins que ça !
Par contre, à mon avis, elle pouvait fournir une bonne méthode mnémotechnique pour la recherche des plantes médicinales en ces temps où Wikipédia n’existait pas.
Concernant la racine de ficaire et les hémorroïdes, je vous laisse juge.

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