Essayons de ne pas trop penser à la rentrée et découvrir comment les Cévenols ont pratiqué le Lego.S’abriter sur les Causses n’est pas chose facile Pour se protéger des rigueurs du climat, depuis toujours, les habitants ont été confrontés au manque de bois pour construire leurs abris. Heureusement, la nature karstique du terrain est riche en surplombs. Ces baumes avec leur toit naturel qu’un mur en pierres sèches suffit à isoler forment des espaces habitables facilement aménageables pour peu que l’on ne soit pas trop exigeant pour le confort.
Des constructions imposantes ont été ainsi érigées comme ce château à trois étages qui domine le Tarn.
Pour s’abriter sur le plateau, le problème est différent car, là, brunis par le soleil, ce ne sont que vastes étendues avares en possibilités de protections naturelles. Par contre, les pierres ne manquent pas. Les caussenards sont passés maitres dans l’édification d’abris en pierres sèches et ont compensé l’absence de charpente en utilisant les voutes construites en encorbellement. Encorbellement pour encore bêlements oserait mon ami berger ! Suivant les régions, ces abris se nomment capitelles ou jasses et voisinent avec les clapas. (Amoncellement des pierres retirées des champs). .
Nombre de ces capitelles petit à petit disparaissent, écroulées par la végétation. Une prise de conscience semble naître et des rénovations voient le jour.
Les édifices plus élaborés sont bâtis suivant le même principe. La chapelle de Balmes, perdue au milieu du plateau en est un bon exemple.
La présence de la croisée d’ogive semble évoquer une construction plus récente que celle de la nef qui a perdu sa toiture.
Arrivés sous le toit, nous voyons nettement la voute en encorbellement. La petite niche servait sans doute à l’implantation de la seule pièce en bois : la poutre supportant la (les) cloche(s).
La toiture d’un bâtiment adjacent est de forme concave. L’eau sur les causses est encore plus rare que le bois, nous sommes en présence d’un toit-citerne chargé de drainer l’eau vers un réservoir, preuve de l’ingéniosité des Caussenards.