Lépidoptères

 

Voici pour le plaisir des yeux, quelques photos de Lépidoptères sur un arbre à papillon qui porte bien son nom !
Ces observations ont été faites à Espalion pendant la dernière quinzaine de juillet 2015.

moro sphinx
Miam miam, on se frise les moustaches à l’idée du festin !

Papillons (3)

 

Ce grand voilier est spectaculaire, mais sa belle voilure le rend bien vulnérable.

Papillons (7)

 

Dans la nature, quand on est faible, les moyens de défenses sont limités. Soit on se fait discret, soit on ruse. Le Flambé a opté pour la 2eme solution. Ses deux ocelles colorées sur le bout des ailes font couler beaucoup d’encre en ce qui concerne leurs utilités. Il est souvent admis qu’il s’agit de faux yeux pour effrayer un prédateur ou bien lui faire croire que la tête se trouve là, détournant ainsi les attaques vers des zones non létales.
Et ça marche apparemment, le flambé survit à plusieurs attaques et le fait de ne plus avoir les ocelles plus grosses que le ventre n’entame pas son appétit.

Papillons (6)Papillons (5)

 

On le voit ici en train de se sustenter en compagnie d’un Macaon.

Papillons (2)

La beauté de ce porte-queue se passe de tout commentaire.

Papillons (1)

Papillons (10)

 

Ces beaux voiliers ne fréquenteront le restaurant que pour un séjour d’une semaine.. Heureusement, un agité fréquente assidûment mon arbre à papillon: le papillon colibri ou Moro Sphinx.
Adepte du vol stationnaire il se nourrit en plein vol ce qui ne facilite pas la tâche du photographe.

moro sphinx

 

L’énergie employée pour les battements d’ailes est impressionnante: 75 battements à la seconde s’il vous plait, mon appareil photo a du mal à suivre ! La taille réduite de ses ailes n’empêche pas ce migrateur de parcourir de grandes distances (jusqu’à 3000 km.) et sa vivacité affiche une vitesse atteignant les 50 km/h. Tout ça géré par une cervelle minuscule !
La forme de ses antennes le « classe » dans la catégorie des papillons nocturnes bien que son activité soit essentiellement diurne.

Moro sphinx (1)
Moro sphinx
La fréquence de ses battements d’ailes demande un besoin énorme d’ énergie qui l’oblige à passer son temps à se nourrir dépensant ainsi les calories ingérées. Plutôt vicieux comme cycle non ? Et on dit que la nature fait bien les choses !

Moro sphinx (8)Moro sphinx (14)

Moro sphinx (15)

 

Son cousin, le Moro Gazé est un peu plus coloré et ses ailes sont en partie transparentes.

Morogazé (2)

Morogazé (1)

 

A la différence du Moro sphinx, pour butiner, il pose ses deux pattes postérieures sur la fleur sans jamais s’y accrocher.

Morogazé (3)

Morogazé (2)

 

Ce n’est pas fini ! Un troisième convive de la famille s’invite à la table. Le Moro Bombiliforme.
Comme son nom l’indique, son corps noir et jaune imite celui du bourdon.

Moro bombiliforme (2)

 

Tel le gazé, ses ailes sont en grande partie transparentes mais, ses pattes sont plus développées et contrairement à ses cousins bien élevés, il lui arrive de poser les pieds sur la table !

Moro bombiliforme (3)

Moro bombiliforme (4)

 

Allez , pour conclure, je vous propose comme apéro un cardinal 🙂

IMG_0421_Moro

 

7 réflexions au sujet de « Lépidoptères »

  1. J’ai aussi photographié des moro sphinx cet été, je n’en avais jamais vu, mais tes photos absolument m
    agnifiques ! Bravo et merci du partage.

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